Le ZOO d’Anvers a le plaisir d’annoncer une nouvelle exceptionnelle : l’okapi Zaïre a mis bas un petit en parfaite santé. Cette naissance revêt une importance capitale, tant pour cette espèce menacée d’extinction que pour le programme international de conservation auquel le ZOO d’Anvers contribue activement. Par le biais de l’Antwerp Zoo Foundation, le parc est pleinement engagé, depuis plus de 35 ans, dans la sauvegarde des okapis, dans les forêts humides du Congo où il ne resterait qu’une dizaine de milliers d’individus. L'okapi est une espèce emblématique de la forêt tropicale congolaise. Parallèlement, le ZOO d’Anvers gère le livre généalogique mondial de l’okapi et coordonne le programme européen de conservation de l’espèce, destiné à constituer une population de réserve génétiquement saine de ce discret habitant des forêts.
« La mise bas s’est déroulée rapidement, » raconte la soigneuse Isabel. « Grâce à la webcam, nous avons pu suivre l’événement en direct et voir Zaïre lécher immédiatement son petit, qui s’est très vite tenu debout sur ses délicates pattes rayées. Ces moments sont toujours profondément émouvants pour toute l’équipe. »
Le petit okapi est né le jour du printemps, le 21 mars, dans la nurserie de l’enclos des okapis. C’est un petit mâle qui boit déjà goulûment le lait de sa maman. Avec une hauteur au garrot de 81,5 cm et un poids de 21,5 kg, il se situe parfaitement dans la moyenne de l’espèce. « Comme les okapis Xambo et Xandor, ce petit présente également une étonnante langue rose, alors que les okapis naissent normalement avec une longue langue grise. Il s'agit du troisième petit, tant pour la mère Zaïre que pour le père Ubundu. Outre cette jeune famille, deux autres okapis vivent aussi au ZOO d’Anvers : Lindi et Tano.
Comme chez tous les okapis, le petit arbore un motif de rayures unique sur les pattes et l’arrière-train. Ce motif, véritable camouflage dans les forêts denses et humides, est propre à chaque individu, à l’image d’une empreinte digitale chez l’être humain. Dans un premier temps, le jeune animal restera auprès de sa mère dans l’étable. Dans leur milieu naturel, les jeunes okapis se cachent dans la forêt, tandis que leur mère revient régulièrement les allaiter. Dès que les températures le permettront, la mère et son petit feront leurs premières sorties à l’extérieur.
Le ZOO d’Anvers : expert mondial de l’okapi
Le ZOO d’Anvers joue, à l’échelle mondiale, un rôle fondamental dans la conservation de l’okapi emblématique. En tant que détenteur international du livre généalogique, le parc zoologique collecte toutes les données des okapis répartis dans les zoos du monde entier. Il détermine ainsi quels animaux peuvent être associés dans le cadre du programme de reproduction, afin de garantir la diversité génétique de la population d’okapis.
« Les okapis sont rares et menacés dans leur milieu naturel. C’est pourquoi chaque naissance est précieuse. Le nouveau-né de Zaïre et d’Ubundu contribue à la formation d’une population génétiquement saine que nous tentons de préserver à l’échelle mondiale, » explique le curateur Sander Hofman.
L’Antwerp Zoo Foundation protège les okapis au Congo
L’okapi vit exclusivement dans les forêts tropicales de la République démocratique du Congo. Son habitat est menacé par la déforestation, l’exploitation minière et le braconnage. C’est pourquoi le ZOO d’Anvers est pleinement engagé dans la conservation de la nature en Afrique, par l’intermédiaire de l’Antwerp Zoo Foundation. « En protégeant les okapis, nous assurons également la protection de toute une panoplie d'autres espèces animales et végétales » commente Sander.
Depuis plus de 35 ans, l’Antwerp Zoo Foundation soutient les projets de protection mis en place dans la forêt d’Ituri et mène actuellement des études dans de nouveaux territoires en vue de mieux protéger les okapis. Il ne subsisterait aujourd'hui qu’une dizaine de milliers d'individus dans la nature. « Des naissances telles que celle-ci contribuent à maintenir l’attention internationale sur la nécessité de protéger l’espèce dans son habitat naturel », poursuit Sander.
Le public invité à choisir le nom du nouveau-né
Les soigneurs ont établi une liste de trois noms africains. Tout le monde peut voter pour son nom préféré sur la page Instagram du ZOO d'Anvers. Comme chaque année, les naissances suivent une tradition alphabétique. En 2026, tous les prénoms commencent par la lettre B. Le public pourra choisir entre : Bikenge (un village en Afrique), Bayo (qui signifie «trouver le bonheur » ou « début de la joie ») ou Bodhi (nouvelle vie, nouveau départ).